On y a grandit, resté debout,
Il le fallait pour survivre à Aulnay sous,
Même si on n'avait pas un sous,
La rime te paraitra facile,
Mais je t'assure il fallait être subtil,
Être fort dans sa tête pour pas sombrer,
Et céder aux sirènes de l'illégalité,
Car illégale était la réussite de celui qui s'en sortait,
On était tous fous, dingues,
Si je te dis que des fois on s'inventait des flingues,
Pour s'évader on créait des bandes et des gangs,
Dédicaces aux « Cobras », Madou, Modibo, Alain et Jean Bomba,
Dédicace à ma bande « Les Ninjas »,
Il y avait Fred, Blid, Dean, Cédric, mon frère et Moi,
On s'amusait à se créer des armes de combat,
Toi qui lis, s'il te plait ne rigole pas,
On en avait besoin pour s'évader d'Aulnay sous bois...
J'en reviens au fait que pour s'en sortir fallait être fort,
Dans le légal ou l'illégal, fallait pas lâcher le morceau,
Je place alors une dédicace pour ceux partis trop tôt,
Ulrich, Serge Binguimale, et bien sûr mon frère « Djodjo »,
Pour réussir, il n'y avait pas de raccourcis,
Franchir les étapes et les obstacles,
On jouait au foot, alors on savait éviter les tacles,
Là je place une dédicace au FC Aulnay, CSL Aulnay, et tous ceux que j'ai taclés,
Première étape c'était carrefour, stylos Waterman et barres chocolatées,
Qu'on s'empressait de revendre dans les cours de récrées,
Deuxième étape, c'était les Renault 9 et 11, sans clés ni rien casser,
Mais j'avoue fallait avoir les hanches bien accrochées,
Là je place un dédicace à mon crew, mes potes du Gros Saule et affiliés,
Car je vais m'arrêter, j'en aurai tellement à raconter,
Geoffrey, Jacko, Sofiane, Peter, Vincent, Davy et bien sûr Baro a.k.a. « Deuro »,
Ceux que j'ai pas cité, vous-mêmes vous savez,
Là où les pensées ne sont pas le c½ur y est....
Thaldy, le 19 décembre 2008